Présupposés de la PNL

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La Programmation Neuro-Linguistique repose sur un ensemble de présupposés, similaires aux axiomes en mathématiques, et dont les principaux sont explicités au moyen d'une expression imagée[1]. Ils fondent et expliquent la méthode d'analyse et de modélisation notamment. Ils transmettent des valeurs et leurs intégrations comportementales, et font partie des critères de certification comme lors du Training Guidelines Committee de l'International Association for NLP qui propose, à partir de 1991, ces présupposés dans les certifications PNL[2]. La connaissance, l'utilisation et l'intégration dans sa pratique constituent un des critères de compétences[3] de la certification NLPNL (à partir du niveau Praticien).

Les outils, modèles, ainsi que l’éthique sous-tendant la PNL en découlent. Ces présupposés ne représentent pas la vérité et ils se distinguent de ceux élaborés en philosophie. Leurs formulations résultent en effet d'un choix délibéré et pragmatique, prenant place dans une façon de regarder le monde[4]. Ces présupposés ont été progressivement formulés et affinés lors des travaux de développement de la PNL. Ils sont souvent des acceptations venant d'autres approches comme l'approche systémique, la théorie de la communication, la cybernétique ou encore l'approche ericksonienne. Cependant, ces références externes ne sont pas utilisées pour valider les démarches et les résultats mis en œuvre lors des séances de PNL puisque la procédure de modélisation inclut des étapes d'évaluation pragmatique. Les associations faites entre des pratiques PNL et des conclusions venant d'autres théories n'ont pour objectifs qu'une visée didactique ou simplement d'ordre de culture générale[5].

Selon les intervenants en PNL, le nombre des présupposés de la PNL, ainsi que leur énoncé, varient fortement. La liste ci-dessous, quoique reprenant les plus courants, n’est donc qu’indicative.

La carte n'est pas le territoire

Présupposé issu de la sémantique générale[6] d'Alfred Korzybski, il signifie que ce qu'une personne croit être le monde n'est en réalité que sa représentation personnelle du monde, et non pas la vérité. Ainsi, il existe autant de représentations de cette réalité qu'il existe d'êtres humains, et aucune n'est plus vraie ou réelle qu'une autre. Plus que par la réalité, les choix d'un individu sont limités par ses modèles du monde et les réponses possibles qu'il en connaît. De ce présupposé découlent plusieurs idées, conceptions, attitudes, techniques et actions. Communiquer, c'est rencontrer l’autre dans son modèle du monde : plus la carte du monde de l'autre est différente, plus cela demande d'acceptation et de respect.

Il est impossible de ne pas communiquer

Ce présupposé est issu des théories de l'école de Palo Alto[7]. Même lorsque rien n'est dit, l'homme communique[8]. Tout est donc communication, y compris un comportement de refus de communication. Aucun message n'est sans effet, nous ne pouvons pas éviter que nos paroles ou les messages non verbaux que nous émettons aient une influence sur autrui. Dès le moment où l’on en prend conscience, se pose le problème de l’éthique : influencer, certes, mais dans quel but ? Selon quelles normes ?

Le sens de la communication est donné par la réponse qu'elle déclenche (quels que soient ses intentions et ses sentiments)

Il ne suffit pas d'avoir de bonnes intentions, il est important d'évaluer comment le message est compris et, le cas échéant, comment le changer pour viser davantage d'efficacité[9]. Il est donc important d’être réceptif à l’impact de ses messages (feed-back) et d’en tenir compte pour ajuster sa communication au modèle du monde de son interlocuteur, nécessité illustrée par une citation du cybernéticien Norbert Wiener : « Je ne comprends ce que j’ai dit que lorsqu’on m’a répondu ».

Tout comportement, à son origine, est orienté vers l'adaptation et détient une intention positive

Tout comportement est animé par une « intention positive »[10], en ce sens que l’inconscient d’une personne la porte à faire le meilleur choix parmi ceux qui lui sont possibles à un moment donné dans un contexte donné. Il est donc impossible de changer ce choix sans s'occuper d’abord de cette intention. Le comportement n’est qu’un symptôme alors que l'intention positive est une cause plus profonde. Ce présupposé ne veut pas dire qu'il faut tout accepter de l'autre. Comprendre, oui, mais pour l'aider à changer ses comportements inadéquats[11]. La « technique de recadrage en six pas » (modélisation des grands thérapeutes du début de la PNL repose principalement sur ce présupposé.

Nous avons des comportements, nous ne sommes pas nos comportements

Il est indispensable de faire une claire séparation entre l’identité d’une personne et ses comportements. Il est plus acceptable de parler du comportement en le dissociant de la personne elle-même, afin que celle-ci ne se sente pas jugée. S’il est relativement facile d’aider une personne à changer son comportement, il est très difficile, voire impossible, de changer sa nature. Lorsqu’un comportement est problématique, le problème réside dans ce comportement et seulement en lui-même, et la personne se doit d’être respectée. Il sera alors plus facile, non pas de supprimer ce comportement (la PNL ne supprime rien) mais de rajouter d’autres choix de comportements.

Plus une personne dispose de choix, plus elle se met en état de réussir

Toute personne a en elle les ressources nécessaires pour réussir (atteindre son objectif)

Ce présupposé invite chacun à reprendre du pouvoir sur sa vie. Il considère que les limites d’une personne ne sont que la représentation qu’elle s’en fait, en restant prisonnière d’elle-même, de l'image qu’elle se fait d’elle-même et de l'image d’elle-même qui lui a été donnée. À condition que l’objectif à atteindre soit réaliste et dépende d'elle, toute personne possède déjà toutes les ressources nécessaires (au moins potentiellement) à une action efficace[12]. Le changement sera la conséquence de la libération et du déclenchement des ressources appropriées à un contexte donné, enrichissant de ce fait le modèle du monde de la personne.

Il n'y a pas d'échec, seulement du retour d’expérience (feedback) des apprentissages

L'échec et l'erreur culpabilisent et démotivent. Aussi, un résultat différent de celui souhaité ne doit-il être considéré que comme une information supplémentaire quant à notre façon de faire et ce que nous obtenons par son entremise. Considérer une réponse inattendue en tant que feedback d'un contexte responsabilise et invite à agir. Si ce qui est réalisé ne déclenche pas la réponse recherchée, il faut alors continuer à varier les actions jusqu'à déclencher une réponse désirée. Cette attitude permet d’une part de se donner la permission de commettre des erreurs et d’autre part d’accepter les erreurs de l'autre.

Le corps et l'esprit font partie du même système cybernétique

Ce qui se passe dans l'esprit a des répercussions dans le corps, et inversement. Si l’on observe les modifications du non verbal, on peut en déduire des modifications concomitantes au niveau de la pensée[13].

A un moment donné de sa vie, toute personne fait le meilleur choix possible compte tenu du contexte et des ressources dont elle dispose

Tout comportement, adapté ou non à une situation, a pour but de réagir à celle-ci. Le comportement est le résultat d'un choix considéré par celui qui le fait comme le meilleur possible à un moment donné, compte tenu de ses motivations inconscientes et de ses capacités, en partie dues à ses expériences et à ses connaissances. C’est la variété des choix qui permet d’affronter la complexité d’une situation, et qui permet que, lorsque cela ne marche pas, on puisse changer sa façon de le faire, donc essayer autre chose. Un des objectifs de la PNL est de donner aux individus plus d’options, plus de choix et de les rendre plus flexibles.

Le langage est une représentation secondaire de l'expérience

Lorsque des mots sont posés sur une expérience vécue, les mots ne sont pas aussi riches ou complets que la représentation mentale qui en a été construite[14]. Si le langage (structure de surface) permet de communiquer sur le vécu et sur les représentations mentales (structure profonde)[15], l'un des objectifs en PNL est de retrouver au travers de cette expression (langage - représentation secondaire) l'expérience primaire, c'est-à-dire la représentation mentale de ce vécu.

Plus un système est complexe (ou varié), plus le système qui le pilote doit l'être aussi

Ce présupposé a été défini par le cybernéticien William Ross Ashby, sous le nom de Loi de la variété requise. Le degré de complexité est défini par le dénombrement de la quantité de comportements et d’états différents permis par le système ; une illustration est en donnée par le paradoxe du maître et de l'esclave, où c'est finalement l'esclave qui contrôle le maître car, ayant appris du maître pendant que celui-ci régressait, il finit par avoir un degré de complexité comportementale supérieur à celui du maître et donc par le contrôler.

Notes et références

  1. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 146.
  2. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 144.
  3. Règlement intérieur de la fédération NLPNL RIF Annexe 3 http://www.nlpnl.eu/nouveau_site/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=932&Itemid=73&limitstart=9
  4. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 144.
  5. Alain Thiry, Ça y est, j’ai compris !, De Boeck Université, Bruxelles, 2006, (ISBN 2-8041-5240-5)., p 25-26.
  6. Alfred Korzybski — La sémantique générale. Vers un nouveau système général d'évaluation et de prédictibilité pour la résolution de problèmes humains
  7. P. Watzlawick, J. Helmick Beavin et Don D. Jackson, 1972, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, {{{année}}}, (ISBN {{{isbn}}})..
  8. Jean-Luc Canal, Pascal Papillon et Jean-François Thirion, 1994, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, {{{année}}}, (ISBN {{{isbn}}})..
  9. {{#ifeq:Laborde, 1987|aucune |{{#if:Genie Laborde, 1987 |Genie Laborde, 1987 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Laborde, 1987 |Laborde, 1987 | }}|{{#if:Genie Laborde, 1987 |Genie Laborde, 1987 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:135 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}135 }}.
  10. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 146.
  11. {{#ifeq:David, 2004|aucune |{{#if:Isabelle David, France Lafleur et Johanne Patry, 2004 |Isabelle David, France Lafleur et Johanne Patry, 2004 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:David, 2004 |David, 2004 | }}|{{#if:Isabelle David, France Lafleur et Johanne Patry, 2004 |Isabelle David, France Lafleur et Johanne Patry, 2004 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:15 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}15 }}
  12. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 146.
  13. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 146.
  14. Richard Bandler et John Grinder, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 1982, (ISBN {{{isbn}}})..
  15. Connirae et Steve Andreas, « Introduction » à {{{auteur}}}, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 1990, (ISBN {{{isbn}}})., p 21.