Programmation Neuro-Linguistique

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Sommaire

Définition de la PNL

La PNL (Programmation Neuro-Linguistique) est une approche pragmatique dans le domaine de la psychologie appliquée. Sa spécificité réside dans sa recherche à modéliser les savoir-faire et savoir-être de gens de talent dans leur domaine pour les retransmettre à d’autres qui en auraient besoin. Elle est ainsi constituée de 3 aspects : d’abord le processus de modélisation qui correspond à l’essence de la PNL, ensuite l’ensemble des modèles (techniques et pratiques) déjà construits grâce à ce processus de modélisation et enfin une certaine façon de regarder le monde, c’est-à-dire une certaine philosophe structurée autour d’un ensemble de présupposés. La finalité de la PNL réside dans le fait d’offrir des moyens concrets pour qu’une personne puisse augmenter ses compétences, son estime de soi, sa confiance en ses capacités, sa qualité de relation avec ses proches, sa capacité à penser par elle-même et sa capacité à réaliser ses propres objectifs.[1]

Étude du vécu subjectif

La PNL ne s’intéresse pas à la matérialité de la pensée comme les neurosciences. Elle ne cherche pas à décrire le fonctionnement réel du cerveau mais bien à étudier le vécu subjectif qu’un sujet peut avoir de son expérience de réussite ou d’échec dans un contexte donné, pour ensuite ou bien le généraliser à d’autres contextes (par exemple : ce que je fais dans ma tête pour me motiver dans le sport, je peux le faire pour me motiver dans mon travail) ou même à d’autres personnes (par exemple : ce que font les créatifs, que ce soit dans leur tête, dans leur émotions ou dans leurs actions, on peut l’apprendre à d’autres), ou bien à chercher à le modifier si cela semble bloquer une personne dans la réalisation de ses objectifs (par exemple : les modifications à réaliser dans mon esprit pour qu’un ascenseur ne soit plus le déclencheur d’une phobie). Bien sûr, il n’est pas possible de changer la réalité des faits, mais il est possible de changer la représentation mentale qu’on a de ces faits. [2]

Notes et références

  1. Alain Thiry, PNL,éd. PUF, col. Que sais-je ?, Paris, 2016.
  2. Alain Thiry, PNL,éd. PUF, col. Que sais-je ?, Paris, 2016.

Place de la PNL dans les sciences humaines

La PNL fait partie des sciences humaines, plus précisément de la psychologie appliquée[1] et de la communication.

Il n'est pas facile de la cerner au sein des différentes approches psychothérapeutiques car elle cherche à modéliser les différentes techniques efficaces et comme celles-ci existent dans toutes les approches alors on trouve des résonances entre la PNL et ces approches :

  • humanistes : en PNL, on est centré avant tout sur le client (comme Rogers)
  • constructivistes : pour les pnlistes aussi, le client se construit sa réalité en continu. L'association britanique de psychologie a d'ailleurs classé la PNL dans les approches psychothérapeutiques constructivistes.
  • cognitiviste : la PNL est en quelque sorte une méta-cognition pour modéliser/modifier des stratégies cognitives.
  • imaginative : avec des techniques comme le "pont vers le futur" au même titre que l'hypnose ou la sophrologie... Happer proposait "imaginative" comme une des classifications des psychothérapies.
  • comportementaliste : avec l'usage des techniques de l'ancrage, la PNL s'inscrit aussi dans une conception néo-comportementaliste (cf. Pavlov)

Notes et références

  1. La psychologie appliquée n'est pas à confondre avec la psychologie expérimentale. Celle-ci cherche à réaliser des expérimentations pour prouver des mécanismes psychologiques, alors que la psychologie appliquée cherche à construire des modèles qui donnent des hypothèses de traitement des patients. C'est-à-dire une forme de discours qui soigne - l'art de soigner les aspects psychologiques. Les approches thérapeutiques en font partie, comme par exemple : la psychanalyse, la thérapie familiale, les thérapies cognitivo-comportementales, les thérapies humanistes (Analyse Transactionnelle, Hypnose Ericksonnienne, Gestalt... et la PNL).

Présupposés de la PNL

La Programmation Neuro-Linguistique repose sur un ensemble de présupposés, similaires aux axiomes en mathématiques, et dont les principaux sont explicités au moyen d'une expression imagée[1]. Ils fondent et expliquent la méthode d'analyse et de modélisation notamment. Ils transmettent des valeurs et leurs intégrations comportementales, et font partie des critères de certification comme lors du Training Guidelines Committee de l'International Association for NLP qui propose, à partir de 1991, ces présupposés dans les certifications PNL[2]. La connaissance, l'utilisation et l'intégration dans sa pratique constituent un des critères de compétences[3] de la certification NLPNL (à partir du niveau Praticien).

Les outils, modèles, ainsi que l’éthique sous-tendant la PNL en découlent. Ces présupposés ne représentent pas la vérité et ils se distinguent de ceux élaborés en philosophie. Leurs formulations résultent en effet d'un choix délibéré et pragmatique, prenant place dans une façon de regarder le monde[4]. Ces présupposés ont été progressivement formulés et affinés lors des travaux de développement de la PNL. Ils sont souvent des acceptations venant d'autres approches comme l'approche systémique, la théorie de la communication, la cybernétique ou encore l'approche ericksonienne. Cependant, ces références externes ne sont pas utilisées pour valider les démarches et les résultats mis en œuvre lors des séances de PNL puisque la procédure de modélisation inclut des étapes d'évaluation pragmatique. Les associations faites entre des pratiques PNL et des conclusions venant d'autres théories n'ont pour objectifs qu'une visée didactique ou simplement d'ordre de culture générale[5].

Selon les intervenants en PNL, le nombre des présupposés de la PNL, ainsi que leur énoncé, varient fortement. La liste ci-dessous, quoique reprenant les plus courants, n’est donc qu’indicative.



La carte n'est pas le territoire

Présupposé issu de la sémantique générale[6] d'Alfred Korzybski, il signifie que ce qu'une personne croit être le monde n'est en réalité que sa représentation personnelle du monde, et non pas la vérité. Ainsi, il existe autant de représentations de cette réalité qu'il existe d'êtres humains, et aucune n'est plus vraie ou réelle qu'une autre. Plus que par la réalité, les choix d'un individu sont limités par ses modèles du monde et les réponses possibles qu'il en connaît. De ce présupposé découlent plusieurs idées, conceptions, attitudes, techniques et actions. Communiquer, c'est rencontrer l’autre dans son modèle du monde : plus la carte du monde de l'autre est différente, plus cela demande d'acceptation et de respect.

Il est impossible de ne pas communiquer

Ce présupposé est issu des théories de l'école de Palo Alto[7]. Même lorsque rien n'est dit, l'homme communique[8]. Tout est donc communication, y compris un comportement de refus de communication. Aucun message n'est sans effet, nous ne pouvons pas éviter que nos paroles ou les messages non verbaux que nous émettons aient une influence sur autrui. Dès le moment où l’on en prend conscience, se pose le problème de l’éthique : influencer, certes, mais dans quel but ? Selon quelles normes ?

Le sens de la communication est donné par la réponse qu'elle déclenche (quels que soient ses intentions et ses sentiments)

Il ne suffit pas d'avoir de bonnes intentions, il est important d'évaluer comment le message est compris et, le cas échéant, comment le changer pour viser davantage d'efficacité[9]. Il est donc important d’être réceptif à l’impact de ses messages (feed-back) et d’en tenir compte pour ajuster sa communication au modèle du monde de son interlocuteur, nécessité illustrée par une citation du cybernéticien Norbert Wiener : « Je ne comprends ce que j’ai dit que lorsqu’on m’a répondu ».


Tout comportement, à son origine, est orienté vers l'adaptation et détient une intention positive

Tout comportement est animé par une « intention positive »[10], en ce sens que l’inconscient d’une personne la porte à faire le meilleur choix parmi ceux qui lui sont possibles à un moment donné dans un contexte donné. Il est donc impossible de changer ce choix sans s'occuper d’abord de cette intention. Le comportement n’est qu’un symptôme alors que l'intention positive est une cause plus profonde. Ce présupposé ne veut pas dire qu'il faut tout accepter de l'autre. Comprendre, oui, mais pour l'aider à changer ses comportements inadéquats[11]. La « technique de recadrage en six pas » (modélisation des grands thérapeutes du début de la PNL repose principalement sur ce présupposé.

Nous avons des comportements, nous ne sommes pas nos comportements

Il est indispensable de faire une claire séparation entre l’identité d’une personne et ses comportements. Il est plus acceptable de parler du comportement en le dissociant de la personne elle-même, afin que celle-ci ne se sente pas jugée. S’il est relativement facile d’aider une personne à changer son comportement, il est très difficile, voire impossible, de changer sa nature. Lorsqu’un comportement est problématique, le problème réside dans ce comportement et seulement en lui-même, et la personne se doit d’être respectée. Il sera alors plus facile, non pas de supprimer ce comportement (la PNL ne supprime rien) mais de rajouter d’autres choix de comportements.

Plus une personne dispose de choix, plus elle se met en état de réussir

Toute personne a en elle les ressources nécessaires pour réussir (atteindre son objectif)

Ce présupposé invite chacun à reprendre du pouvoir sur sa vie. Il considère que les limites d’une personne ne sont que la représentation qu’elle s’en fait, en restant prisonnière d’elle-même, de l'image qu’elle se fait d’elle-même et de l'image d’elle-même qui lui a été donnée. À condition que l’objectif à atteindre soit réaliste et dépende d'elle, toute personne possède déjà toutes les ressources nécessaires (au moins potentiellement) à une action efficace[12]. Le changement sera la conséquence de la libération et du déclenchement des ressources appropriées à un contexte donné, enrichissant de ce fait le modèle du monde de la personne.


Il n'y a pas d'échec, seulement du retour d’expérience (feedback) des apprentissages

L'échec et l'erreur culpabilisent et démotivent. Aussi, un résultat différent de celui souhaité ne doit-il être considéré que comme une information supplémentaire quant à notre façon de faire et ce que nous obtenons par son entremise. Considérer une réponse inattendue en tant que feedback d'un contexte responsabilise et invite à agir. Si ce qui est réalisé ne déclenche pas la réponse recherchée, il faut alors continuer à varier les actions jusqu'à déclencher une réponse désirée. Cette attitude permet d’une part de se donner la permission de commettre des erreurs et d’autre part d’accepter les erreurs de l'autre.


Le corps et l'esprit font partie du même système cybernétique

Ce qui se passe dans l'esprit a des répercussions dans le corps, et inversement. Si l’on observe les modifications du non verbal, on peut en déduire des modifications concomitantes au niveau de la pensée[13].


A un moment donné de sa vie, toute personne fait le meilleur choix possible compte tenu du contexte et des ressources dont elle dispose

Tout comportement, adapté ou non à une situation, a pour but de réagir à celle-ci. Le comportement est le résultat d'un choix considéré par celui qui le fait comme le meilleur possible à un moment donné, compte tenu de ses motivations inconscientes et de ses capacités, en partie dues à ses expériences et à ses connaissances. C’est la variété des choix qui permet d’affronter la complexité d’une situation, et qui permet que, lorsque cela ne marche pas, on puisse changer sa façon de le faire, donc essayer autre chose. Un des objectifs de la PNL est de donner aux individus plus d’options, plus de choix et de les rendre plus flexibles.


Le langage est une représentation secondaire de l'expérience

Lorsque des mots sont posés sur une expérience vécue, les mots ne sont pas aussi riches ou complets que la représentation mentale qui en a été construite[14]. Si le langage (structure de surface) permet de communiquer sur le vécu et sur les représentations mentales (structure profonde)[15], l'un des objectifs en PNL est de retrouver au travers de cette expression (langage - représentation secondaire) l'expérience primaire, c'est-à-dire la représentation mentale de ce vécu.

Plus un système est complexe (ou varié), plus le système qui le pilote doit l'être aussi

Ce présupposé a été défini par le cybernéticien William Ross Ashby, sous le nom de Loi de la variété requise. Le degré de complexité est défini par le dénombrement de la quantité de comportements et d’états différents permis par le système ; une illustration est en donnée par le paradoxe du maître et de l'esclave, où c'est finalement l'esclave qui contrôle le maître car, ayant appris du maître pendant que celui-ci régressait, il finit par avoir un degré de complexité comportementale supérieur à celui du maître et donc par le contrôler.

Notes et références

  1. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 146.
  2. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 144.
  3. Règlement intérieur de la fédération NLPNL RIF Annexe 3 http://www.nlpnl.eu/nouveau_site/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=932&Itemid=73&limitstart=9
  4. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 144.
  5. Alain Thiry, Ça y est, j’ai compris !, De Boeck Université, Bruxelles, 2006, (ISBN 2-8041-5240-5)., p 25-26.
  6. Alfred Korzybski — La sémantique générale. Vers un nouveau système général d'évaluation et de prédictibilité pour la résolution de problèmes humains
  7. P. Watzlawick, J. Helmick Beavin et Don D. Jackson, 1972, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, {{{année}}}, (ISBN {{{isbn}}})..
  8. Jean-Luc Canal, Pascal Papillon et Jean-François Thirion, 1994, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, {{{année}}}, (ISBN {{{isbn}}})..
  9. {{#ifeq:Laborde, 1987|aucune |{{#if:Genie Laborde, 1987 |Genie Laborde, 1987 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Laborde, 1987 |Laborde, 1987 | }}|{{#if:Genie Laborde, 1987 |Genie Laborde, 1987 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:135 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}135 }}.
  10. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 146.
  11. {{#ifeq:David, 2004|aucune |{{#if:Isabelle David, France Lafleur et Johanne Patry, 2004 |Isabelle David, France Lafleur et Johanne Patry, 2004 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:David, 2004 |David, 2004 | }}|{{#if:Isabelle David, France Lafleur et Johanne Patry, 2004 |Isabelle David, France Lafleur et Johanne Patry, 2004 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:15 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}15 }}
  12. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 146.
  13. Monique Esser, La PNL en perspective, Labor, Bruxelles, 2003, (ISBN 2-8040-1792-3)., p 146.
  14. Richard Bandler et John Grinder, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 1982, (ISBN {{{isbn}}})..
  15. Connirae et Steve Andreas, « Introduction » à {{{auteur}}}, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 1990, (ISBN {{{isbn}}})., p 21.

Historique de la PNL

La modélisation a permis de mettre au jour 4 types de techniques PNL.

La Programmation Neuro-Linguistique (PNL) voit le jour dans les années 1970 aux Etats-Unis. On peut distinguer trois périodes dans son développement que Robert Dilts appellera "générations"

  • les débuts de la PNL avec la modélisation de grands thérapeutes ainsi que la modélisation de l'expérience subjective, ensuite
  • l'avènement des niveaux logiques avec ses techniques spécifiques et l'organisation qui en découlent, enfin
  • la "3e génération" avec la quête de sens et la recherche d'impact collectif sur le système.


Les intervenants en Programmation Neuro-Linguistique voient trois périodes dans l'évolution de leur théorie[1]. La première est essentiellement centrée sur la psychothérapie, par les modélisations opérées chez des thérapeutes provenant de disciplines diverses. Au vu de l’importance que ces derniers ont accordé au changement, cette première période a été définie comme l'exploration et la transformation du vécu de l’expérience subjective[2]. La seconde période de l'histoire de la PNL se caractérise par l'introduction du modèle des niveaux logiques de Robert Dilts dans le but de permettre une analyse plus globale des contextes problématiques[3]. Une troisième période, enfin, à peine amorcée, correspond à une réflexion sur le sens général de la Programmation Neuro-Linguistique, sur ses applications et sur les changements au sein des groupes sociaux[4].

Les débuts : John Grinder et Richard Bandler

Si Richard Bandler et John Grinder se sont rencontrés dès 1972, dans le cadre d'activités universitaires[5], c'est seulement à partir de 1973[6] que leur coopération commence. John Grinder, professeur de linguistique à l'université de Santa Cruz de Californie, accepte alors d'aider Richard Bandler, passionné de mathématiques, d'informatique et de psychothérapie et étudiant en 4e année de psychologie au Kresge College de l’Université de Santa Cruz, à formaliser sa pratique en gestalt-thérapie[7].

En 1975, sur la base de la modélisation des aspects linguistiques permis par l'observation de la pratique de Fritz Perls (fondateur de la gestalt-thérapie) et celle de Virginia Satir (pionnière de la thérapie familiale)[8], ils publient le « métamodèle »[9]. Les aspects linguistiques de ce premier modèle empruntent également aux travaux antérieurs de Grinder sur la grammaire générative et transformationnelle de Noam Chomsky[10] [11]. John Grinder explique ainsi l'importance de l'approche linguistique au sein de la Programmation Neuro-Linguistique : Nous avons constaté que la grammaire transformationnelle avait eu l'influence la plus pénétrante sur la PNL[12].

Au travers des échanges entre l'anthropologue Gregory Bateson et Grinder et Bandler[13], les recherches du groupe interdisciplinaire issu des conférences Macy[14] et le « Projet Bateson »[15]ont influencé la théorie de la Programmation Neuro-Linguistique, notamment dans des présupposés liés au courant cybernétique. Gregory Bateson explique l'avancée permise par la PNL, dans une préface du premier livre de Grinder et Bandler : John Grinder et Richard Bandler ont réalisé quelque chose de similaire à ce que mes collègues et moi-même avons tenté de faire il y a 15 ans... Ils avaient des outils que nous n’avions pas ou que nous n’avons pas vu comment utiliser. Ils ont réussi à faire de la linguistique, une base pour la théorie et, en même temps un outil pour la thérapie. Cela leur donne un double contrôle sur les phénomènes psychiatriques et ils ont fait quelque chose que nous avons été stupides de rater[16].

Gregory Bateson présente par la suite Bandler et Grinder au psychiatre Milton Erickson, fondateur de l’hypnose ericksonienne et considéré comme le père des thérapies brèves. De leur rencontre naît le second modèle en PNL, dit « modèle de Milton »[Note 1],[17]. Ils publient également en 1975 un second ouvrage, intitulé Patterns of the Hypnotic Techniques of Milton H. Erickson Volume I (1975), suivi en 1977 par Patterns of the Hypnotic Techniques of Milton H. Erickson Volume II. Les deux volumes constituent la base théorique du modèle de Milton, destiné à permettre une investigation, par l'utilisation des imprécisions du langage, du niveau inconscient et somatique, plutôt que cognitif, et ce afin de résoudre des difficultés souvent de nature clinique. La précision est apportée par celui qui écoute et non pas par celui qui dit. L'influence de Milton Erickson sur les développements de la Programmation Neuro-Linguistique est réelle et ce dernier reconnaît l'intérêt de la démarche de Bandler et Grinder dans le domaine de l'investigation des savoir-faire des autres : Bien que ce livre de Richard Bandler et John Grinder soit loin d'être une description complète de ma méthodologie, c'est une bien meilleure explication de la manière dont je travaille que celle que je pourrais moi-même fournir. Je sais ce que je fais, expliquer comment je le fais est beaucoup trop difficile pour moi[18].

« L'exploration du vécu subjectif »

En 1976, Grinder et Bandler choisissent le nom de « Programmation Neuro-Linguistique » pour désigner leur démarche[19]. Cette dénomination correspond à une volonté de sortir de l'approche linguistique exclusive, en intégrant ce qu'elle nomme l'exploration du vécu subjectif, c'est-à-dire les états internes et la perception sensorielle du sujet. Les créateurs de la PNL cherchent alors à codifier ce vécu subjectif.

L'importance de l'exploration des représentations sensorielles dans l'interaction (aspects verbaux et non verbaux)[20] et du fonctionnement psychique[21] de l'individu (signification des accès oculaires et des synesthésies) survient après l'écriture de The Structure of Magic vol. II[22]. En 1977, Robert Dilts décrit les stratégies dans un article intitulé « EEG and Representationnal system »[23] et aborde la manière dont une personne utilise pour se représenter son expérience[24], c'est-à-dire ce qui est présent dans son esprit et dans son corps pour être dans tel état émotionnel ou pour manifester telle compétence. En 1978, Leslie Cameron-Bandler publie la première articulation de tous les aspects verbaux et non verbaux de ses systèmes de représentation[25]. Une autre synthèse est publiée par Dilts, Grinder, Bandler et Delozier dans Neuro-Linguistic Programming - NLP Volume I en 1980[22].

En 1977, Grinder quitte l'université[26]. Dès lors, les praticiens explorent d'autres disciplines, en conservant les postulats de la Programmation Neuro-Linguistique. Ils développent des applications ou des réflexions dans des domaines aussi divers que la communication, la vente, le management, la créativité, le développement personnel, la pédagogie scolaire ou les relations de couple[27]. En 1979, la première formation certifiante est organisée par Steve et Connirae Andreas et Leslie Cameron[28]>. Des techniques de marketing sont utilisées pour la vendre.

Monique Esser rappelle que quatre des cinq premiers livres de Bandler et Grinder sont fondés sur des connaissances scientifiques et sur une épistémologie rigoureuse. Mais, par solution de facilité et par intérêt commercial, les deux auteurs ne font pas de citations dans leurs textes et s'expriment plus par des opinions que par des connaissances, tout en citant toutefois de nombreuses références scientifiques et épistémologiques dans leurs premiers livres. Les références faites à la neuropsychologie sont ainsi constantes. La vidéo (en 1975, la vidéo était une nouvelle technologie de l'enregistrement des comportements) permet une observation répétée et donc plus précise. Elle permet d'observer par conséquent des redondances sur lesquelles les concepteurs font des hypothèses et cherchent à tester la capacité à reproduire ses savoir-faire, par mimétisme, dans la réalité[29]. Par contre, dès la sortie de Grinder de l'université, la majorité des actions se placent dans un cadre commercial où la rigueur scientifique est quelquefois délaissée[30].

Robert Dilts et le modèle des champs unifiés

En 1980, Robert Dilts formalise son modèle dit des « champs unifiés »[Note 2], modèle qui s'appuie principalement sur le concept de niveaux logiques formalisé par Gregory Bateson. Ce modèle, utilisé par les PNListes sous la dénomination, plus courante, de « niveaux logiques », va donner une organisation globale à tous les acquis de la PNL selon Monique Esser[2]. Il procure un cadre non seulement à l'analyse d'un problème (comprendre comment différents aspects s'articulent), mais aussi des règles et donc des protocoles pour organiser les différentes actions à mener pour résoudre le problème en profondeur. Ce modèle a permis de classer tous les outils PNL en fonction du niveau où ils interviennent.

Internationalisation

En 1983, a lieu la première formation certifiante en France animée par l'IFPNL (Institut Français de Programmation Neuro-Linguistique) et en 1985 en Belgique, coorganisée par l'Institut Ressources et l'association Brain Generation, suivi en 1988 de la première formation sur les stratégies PNL d'apprentissage organisée par le centre InterActif.

En 1990, est fondée à Paris la Fédération des associations francophones des certifiés en PNL (NLPNL)[31], qui définit des standards de qualité pour l'obtention de certification. En son sein est rédigé un code de déontologie propre aux enseignants en PNL.

En 1996, est créée la Fédération Allemande de Programmation Neuro-Linguistique (« DVNLP » pour : Deutscher Verband für Neuro-Linguistisches Programmieren). Avec ces 1600 membres en 2009, elle devient la plus importante fédération de Programmation Neuro-Linguistique d'Europe[32]. Si la PNL s'est d'abord développée dans les pays anglo-saxons (États-Unis, Canada, Australie, Angleterre…), on la retrouve actuellement dans de nombreux pays et sur tous les continents (Chine, Arabie, Amérique latine, Russie, Autriche ou Afrique).

En 2001, le Conseil de Psychothérapie du Royaume-Uni a reconnu la psychothérapie neuro-linguistique (PNLt) comme une forme de psychothérapie constructiviste expérimentale[33].

La troisième génération

Si la première génération correspond aux débuts de la Programmation Neuro-Linguistique, à la création de ce qui apparaît par les PNListes comme un ensemble de techniques disparates et qui permettraient d'améliorer les compétences du sujet, la seconde est liée à l'arrivée du modèle des niveaux logiques formalisé par le formateur et consultant américain Robert Dilts ; elle apporte une organisation des techniques les unes par rapport aux autres et développe une vue globale des situations en utilisant différents outils destinés à dépasser ses propres limites[4].

Cette troisième génération se caractérise par une démarche plus en profondeur, ou davantage collective. C'est une recherche du sens des rôles endossés durant l'expérience et les situations, de leur importance, ainsi qu'une exploration des changements dans des groupes humains[4]. Robert Dilts appelle ce niveau de changement l'éveil à la conscience par rapport au système[34], c'est-à-dire la conscience d'appartenir à un tout plus vaste que simplement nous et au sens que chacun donnera à sa vie vis-à-vis de cette appartenance. Cette étape est encore à ses débuts.

Cette troisième génération de la Programmation Neuro-Linguistique repose sur le présupposé qu'un système, une organisation, possède les ressources nécessaires à son changement[35]. Il est par conséquent question de créer un contexte approprié pour que le groupe laisse émerger ce changement. Celui-ci ne doit pas être que dans l'intérêt de certains, mais bien générer des bénéfices à tous ceux impactés par l'organisation (le personnel, les actionnaires, les clients mais aussi les fournisseurs…) Il s'agit d'apporter un véritable bénéfice dans le système, au-delà de celui attendu par l'individu et d'enrichir les autres et le monde au travers de soi[35].

Notes et références

  1. Alan Thiry, Ça y est, j'ai compris, de Boeck, 2006, p. 15.
  2. 2,0 et 2,1 {{#ifeq:Esser, 2004|aucune |{{#if:Monique Esser, 2004 |Monique Esser, 2004 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Esser, 2004 |Esser, 2004 | }}|{{#if:Monique Esser, 2004 |Monique Esser, 2004 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:19 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}19 }}.
  3. Alain Thiry, Ça y est, j'ai compris, de Boeck, 2006, p. 16.
  4. 4,0, 4,1 et 4,2 Robert Dilts, « Préface » in {{#ifeq:Thiry, 2008|aucune |{{#if:Alain Thiry, 2008 |Alain Thiry, 2008 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Thiry, 2008 |Thiry, 2008 | }}|{{#if:Alain Thiry, 2008 |Alain Thiry, 2008 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:7 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}7 }}.
  5. Monique Esser, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 2004, (ISBN {{{isbn}}})., p=133}}
  6. Monique Esser, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, {{{année}}}, (ISBN {{{isbn}}})., p=134.}}
  7. Monique Esser, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 2003, (ISBN {{{isbn}}})., p=12.
  8. Richard Bandler et John Grinder, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 1982, (ISBN {{{isbn}}})., p=13.
  9. Richard Bandler et John Grinder, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 1975, (ISBN {{{isbn}}})., p=40-54.
  10. John Grinder et Suzette Elgin, A Guide to Transformational Grammar - History, Theory, Practice, Holt, Rinehart and Winston, {{{lieu}}}, 1973, (ISBN 0030801265)..
  11. John Grinder Bio Page [1] site=NLP Université (consulté le 9 décembre 2010).
  12. We have stated that Transformational Grammar was the single most pervasive influence on NLP, cité in The Theoretical Fondations [2] sur Neuro-Semantics, (consulté le 9 décembre 2010).
  13. Monique Esser, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 2003, (ISBN {{{isbn}}})., p=54.
  14. De 1942 à 1953, Gregory Bateson participe aux « conférences Macy » qui sont considérées être à l'origine du courant cybernétique.
  15. De 1952 à 1962, Gregory Bateson animait un groupe d'étudiants et de chercheurs d'horizons divers. Ils sont à l'origine de l'« approche systémique de la communication ». Cette approche ne doit pas être confondue avec le « MRI » (le Mental Research Institute de Palo Alto), créé en 1959 par Donald deAvila Jackson, qui étudiera les applications des travaux de Bateson dans le domaine de la psychothérapie, sans que celui-ci toutefois n'y intervienne directement - Monique Esser, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, {{{année}}}, (ISBN {{{isbn}}})., p=58.
  16. Gregory Bateson, in Richard Bandler et John Grinder, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 1975, (ISBN {{{isbn}}})., « Préface », p. ix-xi.
  17. {{#ifeq:BandlerGrinder, 1975b|aucune |{{#if:Richard Bandler et John Grinder, 1975 |Richard Bandler et John Grinder, 1975 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:BandlerGrinder, 1975b |BandlerGrinder, 1975b | }}|{{#if:Richard Bandler et John Grinder, 1975 |Richard Bandler et John Grinder, 1975 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:157-177 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}157-177 }}.
  18. Milton Erickson, cité par Connirae Andreas, in Richard Bandler et John Grinder, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 2006, (ISBN {{{isbn}}}).« Préambule », p. 12.
  19. Monique Esser, 2003,p. 12
  20. {{#ifeq:BandlerGrinder, 1976|aucune |{{#if:Richard Bandler et John Grinder, 1976 |Richard Bandler et John Grinder, 1976 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:BandlerGrinder, 1976 |BandlerGrinder, 1976 | }}|{{#if:Richard Bandler et John Grinder, 1976 |Richard Bandler et John Grinder, 1976 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:27-96 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}27-96 }}.
  21. {{#ifeq:BandlerGrinder, 1976|aucune |{{#if:Richard Bandler et John Grinder, 1976 |Richard Bandler et John Grinder, 1976 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:BandlerGrinder, 1976 |BandlerGrinder, 1976 | }}|{{#if:Richard Bandler et John Grinder, 1976 |Richard Bandler et John Grinder, 1976 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:1-26 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}1-26 }}.
  22. 22,0 et 22,1 {{#ifeq:DiltsDelozier, 2000|aucune |{{#if:Robert Dilts et Judith Delozier, 2000 |Robert Dilts et Judith Delozier, 2000 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:DiltsDelozier, 2000 |DiltsDelozier, 2000 | }}|{{#if:Robert Dilts et Judith Delozier, 2000 |Robert Dilts et Judith Delozier, 2000 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:1318 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}1318 }}.
  23. {{#ifeq:Dilts, 1983|aucune |{{#if:Robert Dilts, 1983 |Robert Dilts, 1983 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Dilts, 1983 |Dilts, 1983 | }}|{{#if:Robert Dilts, 1983 |Robert Dilts, 1983 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if:Part 2 |, Part 2 }}{{#if: |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }} }}.
  24. {{#ifeq:Bandler, 1990|aucune |{{#if:Richard Bandler, 1990 |Richard Bandler, 1990 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Bandler, 1990 |Bandler, 1990 | }}|{{#if:Richard Bandler, 1990 |Richard Bandler, 1990 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:42 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}42 }}.
  25. {{#ifeq:Cameron, 1978|aucune |{{#if:Leslie Cameron-Bandler, 1978 |Leslie Cameron-Bandler, 1978 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Cameron, 1978 |Cameron, 1978 | }}|{{#if:Leslie Cameron-Bandler, 1978 |Leslie Cameron-Bandler, 1978 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:33-56 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}33-56 }}.
  26. Monique Esser, 2003,p. 12
  27. {{#ifeq:TurnerHevin, 2006|aucune |{{#if:Jane Turner et Bernard Hévin, 2006 |Jane Turner et Bernard Hévin, 2006 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:TurnerHevin, 2006 |TurnerHevin, 2006 | }}|{{#if:Jane Turner et Bernard Hévin, 2006 |Jane Turner et Bernard Hévin, 2006 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:153 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}153 }}.
  28. Monique Esser, 2003, p. 12
  29. Claude Marti, « PNL et scientificité », chapitre 3, in {{#ifeq:Esser, 2004|aucune |{{#if:Monique Esser, 2004 |Monique Esser, 2004 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Esser, 2004 |Esser, 2004 | }}|{{#if:Monique Esser, 2004 |Monique Esser, 2004 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:124 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}124 }}.
  30. {{#ifeq:Esser, 2004|aucune |{{#if:Monique Esser, 2004 |Monique Esser, 2004 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Esser, 2004 |Esser, 2004 | }}|{{#if:Monique Esser, 2004 |Monique Esser, 2004 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:183 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}183 }}.
  31. www.nlpnl.eu[3].
  32. [http://www.dvnlp.de/Verbandsportraet.665.0.html%7Ctitre=Verbandsporträt (Portrait)|site=dvnlp.de|consulté le=28 janvier 2011}}.
  33. L. McDonald, Communication and Mental Illness, Jessica Kingsley Publishers, {{{lieu}}}, 2001, (ISBN 1853027324)..
  34. {{#ifeq:Dilts, 2008|aucune |{{#if:Robert Dilts, 2008 |Robert Dilts, 2008 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Dilts, 2008 |Dilts, 2008 | }}|{{#if:Robert Dilts, 2008 |Robert Dilts, 2008 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if: |, }}{{#if:2 |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }}2 }}.
  35. 35,0 et 35,1 {{#ifeq:Dilts3G, 2006|aucune |{{#if:Robert Dilts, 2006 |Robert Dilts, 2006 |{{#if: | et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }} |[[#{{#if:Dilts3G, 2006 |Dilts3G, 2006 | }}|{{#if:Robert Dilts, 2006 |Robert Dilts, 2006 |{{#if: | Modèle:Et al. |{{#if: |, et |{{#if: | et | }} }} }} }}]] }}{{#if:article paru dans la revue Nouvelles Ressources |, article paru dans la revue Nouvelles Ressources }}{{#if: |, {{#if: | p. {{{1}}} | p.  }} }}.

Modélisation en PNL

La modélisation PNL est une démarche au sein de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL)[1] qui permet d'observer les comportements de réussite, d'en déterminer les conditions de succès et de les reproduire au mieux.

La modélisation concerne les gens de talent et d'abord, au début de la Programmation Neuro-Linguistique, celle de thérapeutes, puis d'inventeurs, de sportifs, de managers, d'artistes, d'étudiants ou encore d'informaticiens[2].

Cette modélisation se déroule en plusieurs étapes :

  1. Il s'agit dans un premier temps de choisir la compétence à modéliser et de trouver des experts manifestant celle-ci dans certains contextes, ou inversement, de découvrir un expert et vouloir comprendre comment il fonctionne à tel ou tel niveau.
  2. Le modélisateur en PNL doit ensuite questionner, observer, rassembler des informations et des descriptions. Il cherche par mimétisme comportemental à reproduire lui-même l'expérience vécue et subjective de l'expert sur le plan du comportement, manière de réfléchir, sensorialité, séquence ou de convictions.
  3. La phase suivante permet de repérer des redondances significatives[3] dans leurs manières de s'y prendre et de les comparer par contraste à la manière de s'y prendre de personnes n'ayant pas cette compétence.
  4. L'intervenant en PNL doit ensuite tester la pertinence de sa modélisation sur le terrain en reproduisant les éléments significatifs dans le concret.
  5. Le modèle doit être affiné en cherchant une formulation la plus simple possible et qui maintienne les qualités modélisées.
  6. Le modélisateur doit aussi faire des liens avec d'autres modèles PNL et d'autres théories[4] et en en cherchant les limites notamment.
  7. Enfin, il doit construire une procédure pour intégrer et enseigner le modèle.

Notes et références

  1. Monique Esser, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 2003, (ISBN {{{isbn}}}).,p=90.
  2. Alain Thiry, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 2010, (ISBN {{{isbn}}})., p=11.
  3. Robert Dilts, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 2004, (ISBN {{{isbn}}})., p=53.
  4. Alain Thiry, {{{titre}}}, {{{éditeur}}}, {{{lieu}}}, 2006, (ISBN {{{isbn}}})., p=25.

Annexes

Bibliographie

Domaines d'application

Articles annexes


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