Souvenir induit

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Il est important de rappeler le problèmes gérer par les souvenirs induits. Il est utile de préciser cette particularité aux psychothérapeutes y compris les PNListes, lorsqu'on fait une recherche dans le passé du patient.

En effet, les expériences scientifiques tentées dans le monde de la psychologie sur les souvenirs induits[1] sont source de bien des tensions. Ces expériences montrent que des témoins de scène de violence peuvent confirmer de faux souvenirs même sous serment. Ces expériences sont très importantes pour les juges pour pouvoir, dans certains cas, relativiser les dires d’un témoin.

La polémique vient du fait que des personnes remettent en cause la validité des souvenirs traumatiques retrouvés en psychothérapie. Par exemple, une adulte qui se souviendrait avoir été abusée dans son enfance par une personne précise doit-elle aller en justice pour demander réparation ? Nous, psychologues, ou PNListes, nous ne savons pas répondre à cette question. La vérité réelle, nous ne la connaissons pas. Quant à la vérité judiciaire, nous la laissons aux juges, aux avocats et à leurs clients. Nous, nous ne connaissons que la « vérité subjective », c’est-à-dire ce qui est vrai pour notre patient dans notre cabinet de consultation. C’est pourquoi nous n’allons pas lui conseiller d’aller voir ses parents dans la réalité et de s’expliquer avec eux. Si cela nous semble nécessaire, nous avons bon nombre de techniques pour faire cela dans notre bureau sans la présence des parents. Inutile de perturber le système. Simplement libérer le patient de la charge émotionnelle du passé et lui permettre de se réinvestir dans la vie présente. Si, plus libre, calme et sereine, la personne décide de commencer une démarche juridique ou au contraire de « tourner la page », cela ne nous appartient pas. C’est la même chose si une personne nous dit qu’étant petite, sa mère ne l’aimait pas. Est-ce vraiment vrai ? Nous ne le saurons jamais et cela ne nous intéresse pas. La seule chose qui nous intéresse est combien cette idée lui pose encore des soucis dans sa vie présente et si elle veut en être quitte, comment nous pouvons la guider dans sa manière d’y penser pour qu’elle soit « libérée de cette emprise du passé »[2].

Notes et références[modifier]

  1. Stephen Reed, Cognition, éd. De Boeck Université, 2011, p 134.
  2. Extrait de : Alain Thiry, Vérités et contre-vérités sur la PNL, éd. InterActif, 2éd., 2018, p 32.